Le crédit pouvant aller jusqu’à 1.9 milliards en faveur de Swiss, d’Edelweiss et des aéroports nationaux a été négocié à huis clos2 par le Conseil fédéral. Le plan présenté vise à sauver des entreprises qui contribuent de manière significative au dérèglement climatique, et ce sans poser de conditions environnementales contraignantes. Sous cette forme, le plan doit maintenant être simplement approuvé par le Parlement lors de la session extraordinaire.

En période de confinement, il semble que la situation de la démocratie en Suisse ait été considérablement minée et la Grève du Climat le déplore. Les résultats des dernières élections fédérales et les nombreuses protestations tout au long de l'année 2019 prouvent qu'un crédit inconditionnel pour Swiss & Edelweiss passerait sous silence les préoccupations d'une partie considérable de la population. C'est pourquoi la Grève du Climat discute de la possibilité de lancer un référendum dans ce contexte. Il est par ailleurs indécent et ridicule qu’aucune conditions climatiques contraignantes n’aient été discutées.

Le plan de financement actuel concerne également la préservation des emplois, la Grève du Climat en est consciente et y est nullement indifférente. En cas d’annulation du crédit, le Conseil fédéral et le parlement ont la possibilité de soutenir les personnes touchées par d'autres moyens que de continuer à financer la poursuite d'un modèle économique qui contribue directement au dérèglement climatique. Là où il y a de la volonté politique, il y a des moyens.

La situation de semi-confinement rend impossible les actions, manifestations, rassemblements et démonstrations publiques, qui sont des aspects importants d’une démocratie vivante. Nous déplorons cette situation, et affirmons la nécessité démocratique de créer un débat public autour de cette question.